Communauté de Communes Canche Ternoise

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Couvent des Soeurs Noires


LES SOEURS NOIRES

Elles se trouvaient déjà à VIEIL HESDIN en 1344. Elles appartenaient au TIERS ORDRE DE SAINT FRANCOIS D’ASSISE et avaient pour mission de soigner les malades à domicile, même en temps de peste. Elles devaient toujours se déplacer par deux. Ayant fait voeu de pauvreté, elles vivaient de dons et de revenu de quelques pièces de terre léguées à leur couvent.

La règle était assez dure. Les Soeurs devaient vivre frugalement et réciter chaque jour de nombreux offices.

Le COUVENT DES SOEURS NOIRES avait plus ou moins survécu à la destruction de 1553. Il se peut qu’il ait servi d’hôpital. Certains blessés y furent soignés par l’illustre AMBROISE PARE, chirurgien du ROI DE FRANCE. AMBROISE PARE avait été fait prisonnier par l’Armée Impériale après la chute du château. Il a longuement décrit le siège d’ HESDIN dans ses Mémoires.

Plaque commémorative en l’honneur d’Ambroise Paré

Après 1553, l’Artois demeure, pour longtemps, le théâtre d’opérations guerriers. Le village de VIEIL HESDIN est souvent ravagé et pillé par les troupes. Il est, entre autres, brûlé en 1595.

En 1639, en présence de RICHELIEU, puis de LOUIS XIII, les Français, après un log siège, s’emparent du nouvel HESDIN. Les deux communautés de religieuses de VIEIL HESDIN : CLARISSES et SOEURS NOIRES avaient été mises à l’abri des

soldats campés aux alentours de la ville d’HESDIN pendant le siège.

LES CLARISSES ne retournent plus à VIEIL HESDIN. Elles s’intallent à HESDIN où une rue porte encore leur nom.

LES SOEURS NOIRES regagnent fidèlement VIEIL HESDIN qu’elles ne quitteront plus jusqu’à la Révolution.

En 1740, les SOEURS NOIRES font rebâtir leur couvent.

Le nouveau COUVENT DES SOEURS NOIRES est une importante construction en deux carrés séparés par une grande église.

Les plans en ont disparu, mais l’édifice figure sur une carte de la région datant de 1747 et dont vous pouvez voir la reproduction dans le cloître.

Les SOEURS NOIRES continuent à soigner les malades. Elles hébergent des pensionnaires et instruisent des enfants. En effet, sous l’Ancien Régime, le Clergé avait en charge ce qui relève aujourd’hui de la Santé Publique et de l’Education Nationale..

Lors de la Révolution, le COUVENT est confisqué comme Bien National. Les religieuses, au nombre de vingt-cinq, doivent partir. La plupart étaient issues de familles de la région où elles trouvent refuge. Les terres du COUVENT sont achetées par des paysans.

Les bâtiments du couvent, sont acquis par un bourgeois qui les détruit en grande partie, ne laissant debout, pour en faire une maison de campagne, que le logement des religieuses et des pensionnaires ainsi qu’une partie du cloître intérieur.

Les décombres des parties détruites sont utilisés pour construire un mur de clôture percé d’un portail avec grille d’époque Directoire. Le propriétaire, un notable, avait obtenu que la route longeant la façade du couvent soit reculée, pour aménager une cour d’accès. (C’est aujourd’hui une pelouse).



Le portail du Couvent des Soeurs Noires

Il reste rien de la grande église du COUVENT DES SOEURS NOIRES. Ses pierres ont servi à la construction des communs. Elle était beaucoup plus vaste que l’église paroissiale actuelle qui abrite une partie du mobilier de l’église des SOEURS NOIRES : Le Confessionnal, les Stalles et la Chaire. L’Autel est installé dans l’église de FOREST MONTIERS . Les orgues , inscrites à l’ISMH, se trouve dans l’église de MARCONNELLE .

ETAT ACTUEL

Le bâtiment que vous pouvez voir a connu depuis la Révolution, plusieurs propriétaires. Pendant la dernière guerre, il est occupé par les Allemands qui le laissent en piteux état. Acheté par la propriétaire actuelle en 1973, l’édifice avait besoin d’importants travaux. Ceux-ci étaient pratiquement terminés, quand, en pleine tempête, un incendie dû à un court-circuit, le ravage dans la nuit du Mercredi des Cendres : 20 Février 1990.

Sa restauration est confiée à l’Architecte en Chefs des Monuments Historiques.

Le cloître intérieur avait été préservé des flammes par ses voûtes en briques avec arceaux de pierre blanche.

Les façades avaient résisté à l’incendie. Elles sont typiques de l’architecture artésienne du XVIIIè siècle : briques roses et encadrement des ouvertures en pierre blanche. Elles ont été soigneusement restaurées.

Le grand toit a été refait à l’identique avec des ardoises de TRELAZE. L’édifice est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Le parc inscrit, lui aussi, est visitable. On y trouve de vieux beaux arbres dont un très gros tilleul antérieur à la Révolution. A l’est, le parc est limitée par le tracé des anciens remparts de la ville, dont la base, en talus est encore décelable, le long d’une allée de hêtres.

Dans le village de VIEIL HESDIN, le même tracé des remparts est encore repérable. Il y a peu d’années, pouvait se voir, au Sud, un très long et large fossé, surmonté de la base des murailles et de quelques tours. Tout ceci, propriétés de particuliers, a été détruit ; ou comblé, ou planté de peupliers.

Le magnifique Château des Ducs de Bourgogne n’est plus qu’un tas de décombres. Il en reste rien du merveilleux et vaste parc, si ce n’est le nom de la commune du PARCQ qui en garde le souvenir et a récemment planté un très joli jardin médiéval ouvert au public.

La chapelle en l’honneur de Sainte Colette

Une visite du Couvent des Soeurs Noires est possible, il vous suffit d’en faire la demande écrite à la propriétaire :

Madame Idelette de BURES, 2 Rue de la Prison - 62770 VIEIL HESDIN


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